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HISTORIQUE DE L'ALCOOLISME
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Au XVIIIe siècle, les boissons alcoolisées coûtent cher. Deux modes de consommation s'opposent. Les maîtres et leurs valets ont une alcoolisation régulière tandis que le peuple s'alcoolise les jours chômés, c'est à dire le dimanche.
À la veille de la Révolution française, le prix du vin est trois fois plus élevé dès qu'il franchit la porte de Paris. Le 12 juillet 1789, le mur des fermiers généraux (barrières pour payer l'octroi à l'entrée de Paris) est pillé et le vin peut ainsi passer librement pendant plusieurs journées. Dès la fin de la révolution, le prix du vin augmente à nouveau.
La révolution indusrielle bouleversa les modes de production de l'alcool ainsi que ses modes de transport (avec l'apparition du chemin de fer) entraînant irrémédiablement une augmentation massive des ventes. Les populations détachées du milieu rural sont logées dans des conditions précaires. Les premières régions industrielles sont aussi les premières régions où l'alcoolisation de masse apparaît.
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Au cours de la Première Guerre mondiale, le vin est baptisé pinard dans les tranchées et l'eau-de-vie appelée la gnôle des combattants.
Ces produits sont particulièrement appréciés sur les champs de bataille en raison de ses propriétés désinhibitrices et anxiolytiques. De l'époque ancienne jusqu'au milieu du XXe siècle, l'espérance de vie étant faible, l'impact au long-cours des conduites d'alcoolisation l'était de fait. Les pathologies d'apparition tardive, comme les cancers des voies aérodigestives supérieures, les cirrhoses etc. étaient des problèmes de santé beaucoup moins répandus que la famine ou certaines épidémies.. La Avec l'augmentation de l'espérance de vie, ces problèmes de santé prirent une place de plus en plus importante dans la société jusqu'à être actuellement la deuxième cause de mortalité évitable en France après la consommation de tabac. |