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ACTION MILITANTE
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3) Les personnes en difficulté avec l'alool, malades et entourage doivent trouver accueil - chaleur - sympathie écoute, en un mot tout ce que leur situation ne leur permet pas de trouver dans leur environnement habituel.
4) Dès le premier contact, le militant s'efforce de créer le climat de confiance nécessaire pour établir la communication. Il s'efforcera ensuite de faire comprendre au malade qu'il n'est pas un cas particulier et que sa situation est très similaire à celle que lui et bien d'autres ont pu vivre. Ce processus d'identification réciproque permettra au malade de prendre conscience de sa maladie, de s'intégrer au groupe et d'affirmer sa détermination à changer et enfin d'opter pour la solution de soins qui lui paraît la meilleure pour lui parmi les choix qui lui sont proposés.
5) Cette intégration progressive conduira à créer une situation optimale pour le rétablissement de la communication, depuis si longtemps perdue et dans laquelle sans être questionné le malade pourra aborder tous les sujets qu'il souhaite, sans ressentir le poids d'un jugement.
6) Le groupe ou le lieu d’accueil devront offrir toutes les conditions d'un climat de confiance, d'échange, d'amitié pour que le nouvel arrivant renoue avec les habitudes de vie en commun.
7) Les militants s'engagent au respect de la plus stricte confidentialité.
8) Après cette période de réadaptation le ou les militants devront «passer la main» et accompagner ou recommander le malade à son ou un médecin ou à une équipe soignante pour le sevrage et le suivi psychothérapeutique adaptés à sa situation.
9) Les visites des militants en cours de soins sont une preuve d'attention qui augmente significativement la persévérance du sujet pour une abstinence de long terme.
10) La sortie des soins est une période difficile qui doit être préparée par le militant tant pour le nouvel abstinent qui va retrouver son environnement «d'avant» que pour l'entourage qui doit être préparé aux conditions psychologiques de ce retour.
11) L'abstinence n'est pas un but ni une contrainte mais le moyen essentiel de la liberté retrouvée. Il appartient aux militants de faire faire aux nouveaux abstinents le bilan des bénéfices de l'abstinence pour consolider le succès de leur soin.
12) Le soutien psychologique du malade par le groupe peut être long pour parvenir à un nouvel équilibre psychique et à la réinsertion sociale, familiale et professionnelle. Le malade aura besoin longtemps de s'occuper de lui-même.
13) Puis peut être un jour viendra le temps de l'engagement qui est celui de s'aider soi-même en aidant les autres.
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LA CHARTE ENTOURAGE |
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• On peut être malade de l'alcool sans jamais avoir consommé, c'est le «mal de voir boire».
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• Lui apprendre à prendre du recul, à ne pas culpabiliser d'une situation dont il n'est pas responsable, l'aider à redonner un sens à sa vie pour le maintien de l'équilibre de la cellule familiale et de son couple.
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INFORMATION et SENSIBILISATION sur les RISQUES |
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Au delà du rôle d'accompagnant les militants par leur comportement exemplaire doivent montrer que l'on peut « vivre heureux sans alcool » et faire connaître les risques de la consommation excessive par :
1) Rencontres, soirées, fêtes, repas sans alcool pour les nouveaux abstinents et leurs familles.
2) Organisation de séances publiques d'information.
3) Participation aux journées associatives.
4) Information sur l'alcool, l'alcoolisation, l'alcoolodépendance, leurs risques et conséquences dans les établissements scolaires , les entreprises, les services publics.
5) Le témoignage d'un ancien buveur est toujours porteur de dialogue, c'est une ouverture à la communication avec tous les publics.
6) Se servir des documents et outils d'information de l'association nationale.