Méthodes et actions, préambule

Alcool assistance est très majoritairement constitué d'anciens alcoolo dépendants qui, après l'expérience et le vécu difficile d'une tranche de vie gâchée du fait de leur consommation excessive d'alcool ont choisi de s'abstenir de la consommation de toutes boissons alcooliques.

Ils savent en effet, que ce choix personnel et volontaire est le seul moyen pour eux de retrouver une vie saine et équilibrée.

En revanche, il ne s'agit pas de leur part, d'interdire la consommation d'alcool mais de prôner la modération de l'usage des boissons alcooliques, d'en expliquer les propriétés, les effets et les risques et conséquences auxquels s'exposent des consommateurs pour leur éviter de tomber à leur tour dans la dangereuse spirale de l'intoxication puis, peut-être, de la dépendance.

Il constate, en effet, que le caractère convivial et le lien social fort que constitue l'alcool, occulte la réalité du risque et masques la méconnaissance des consommateurs sur la dangerosité de l'excès et de l'abus. 

 

Prévention primaire.  

Le savoir-être, le savoir-faire, les compétences des bénévoles aujourd'hui abstinents de l'association ont donc pour objectif premier la sensibilisation aux risques d'une consommation excessive à l'endroit de ceux qui ne sont pas encore engagés dans l'expérimentation et de tous ceux qui sont déjà des consommateurs qualifiés modérés et en particulier, du public jeune 15/25 ans.

Cette action dite de « prévention primaire » consiste à leur fournir les connaissances suffisantes pour conserver leur autonomie, leur sef-contrôle, et leur permettre de se maintenir dans un mode de consommation raisonnée, nécessaire à l'équilibre de leur hygiène de vie et de leur santé.

Prévention secondaire . 
 
Alcool assistance, mouvement d'entraide et d'action sociale, est également présent sur le terrain de la prévention, dites secondaires, accueille et conseille de personnes qui, ressentant la manifestation progressive des troubles psychophysiologiques dus à une relation de moins en moins confortable avec l'alcool, ont souvent de la difficulté à s'en ouvrir à leur médecin. Elles viendront souvent plus volontiers en parler à d'anciens malades avec lesquelles dans un rapport d'identification, ils pourront s'exprimer plus facilement.

Il en est de même pour les familiers, les membres de l'entourage qui peuvent venir s'informer sur la conduite à tenir avec une personne proche dont le comportement de consommation excessive les inquiète.

Il s'agit bien là un encore, de révéler à ces consultants, les propriétés, effets et conséquences de produits qu'il consomme à l'excès pour diverses raisons sans en connaître les effets psycho actifs. Cette prise de conscience est capitale pour éviter la poursuite des dommages.

L'inégalité des sujets devant les effets de l'alcool ne permet pas de fixer des 12, on peut cependant peut-être évoquer avec eux les normes O.M.S (organisation mondiale de la santé ) qui est de quatre verres par jour pour un homme et deux verres pour une femme, pour faire comprendre comment l'on se trouve rapidement au-delà de cette norme.

Il s'agit donc d'influer sur le changement de comportement de la personne dans ces modes de consommation, dans l'objectif d'une réduction de ses risques plutôt que stigmatiser le produit.

C'est à ce sujet et à eux seuls que l'on peut conseiller pendant qu'il en est encore temps le principe d'une « consommation contrôlée ».

Aide et accompagnement

Au-delà de ces deux premiers types d'intervention, alcool assistance a pour objectif premier « l'aide et l'accompagnement des personnes en difficulté avec l'alcool ».

Si, pourra consommateurs à risque, la démarche « d'oser en parler » est déjà difficile, pour une personne alcoolo- dépendante dans le déni, elle ne peut devenir envisageable que de l'attitude bienveillante de l'accompagnant, de l'accueil, de l'écoute active et de la prise en considération de la personne isolée dans son silence, sa souffrance et son sentiment de culpabilité.

La relation d'aide doit être ciblée, en tout premier lieu, sur un retour du sujet à l'estime de lui-même.

C'est de cette relation à laquelle il n'est plus habitué depuis quelquefois longtemps, qu'un sujet peu en recommençant à parler faire le point objectif de sa situation et entendre progressivement les possibilités de soins qui s'ouvrent à lui.

Lui seul peut se décider à rompre avec l'alcool, les bénévoles qui l'entourent sont là pour l'accompagner et lui faire valoir quelles seront les bénéfices de l'arrêt définitif de sa consommation.

Les résultats positifs de cette stratégie d'accompagnement sont significatifs et l'association encourage les nouveaux abstinents à fréquenter ces groupes pour ne pas rester seule lors de leur sortie de soins, la rupture avec la consommation d'alcool étant un moment, quelquefois difficile du fait des pressions de l'environnement. C'est en cela que notre mouvement joua un rôle important de réinsertion familiale et sociale.

En conséquence, l'association s'est dotée de groupes de paroles spécifiques pour faciliter le retour à une libre expression et à la réinsertion familiale et sociale, c'est ainsi que se sont constitués, encadrés par leurs animateurs, des groupes de paroles pour les malades, pour les nouveaux abstinents, pour les femmes qui ont besoin de s'exprimer entre elles, pour les entourages dont la parole première est capitale pour sortir eux aussi de la souffrance qu'ils ont vécu de la maladie de l'autre, des jeunes dont l'activité de prévention primaire est convaincante et efficace auprès d'autres jeunes.

Ces groupes par leur disponibilité permettent de porter une parole adaptée suivant les publics à qui ils s'adressent.

La culture commune et cette interdisciplinarité forme le lien entre tous, renforce la cohésion, affirme l'identité de l'association.