Prévalence de l'alcoolisme
Une consommation très fréquente
La consommation d’alcool est en baisse depuis une quarantaine d’années en France, elle a été divisée par deux entre 1960 et 2009. Aujourd’hui, environ 7 % des adultes ne boivent jamais et 15 % boivent tous les jours (dont 23 % d’hommes et 8 % de femmes). Le vin reste de loin la boisson la plus consommée.
La consommation débute le plus souvent à l’adolescence : 80 % des jeunes de 17 ans en ont consommé au cours des 30 derniers jours lorsqu’on les interroge. Les bières et les prémix sont les boissons les plus populaires. Les jeunes Français déclarent des niveaux de consommation moyens par rapport aux autres pays européens.
L’alcool, deuxième cause de mortalité en France
A dose excessive, l’alcool contribue de façon directe ou indirecte à 14 % des décès masculins et 3 % des décès féminins. Il s’agit de la 2 ième cause de mortalité prématurée en France. Au début des années 2000, environ 37 000 décès étaient attribuables à l'alcool (10 000 par cancer, 6 800 par cirrhose ou autres pathologies digestives, 3 000 par alcoolo dépendance et 2 300 par accidents de la route).
En 2007, ce chiffre s’établissait autour de 30 000. Cette diminution s’explique par les campagnes de prévention, notamment routières, mais également par l’amélioration des traitements de la cirrhose alcoolique.
La consommation excessive d’alcool entraîne parallèlement des problèmes de conduite et des dommages sociaux. En 2006, les tribunaux ont prononcé plus de 271 condamnations pour homicide involontaire sous emprise de l’alcool et dans 28 % des cas de violences conjugales enregistrées en région parisienne, l'auteur consommait régulièrement des quantités importantes d'alcool.
Estimation du nombre de consommateurs d'alcool en France métropolitaine parmi les 11-75 ans
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Expérimentateurs |
Dont actuel |
Dont réguliers |
- Expérimentateurs : personnes ayant déclaré avoir consommé au moins une fois au cours de leur vie
- Actuels : consommateurs dans l’année
- Réguliers : au moins 3 consommations d'alcool dans la semaine pour les adultes, au moins 10 par mois pour les adolescents
- Ivresses régulières : au moins 10 ivresses au cours de l'année.
L'usage problématique
Le test Audit-C1, qui tient compte à la fois de la fréquence de consommation au cours des douze derniers mois, du volume absorbé un jour de consommation type et de la fréquence des épisodes de consommation ponctuelle de quantités importantes, permet de définir quatre types de buveurs :
ainsi, 37 % des 18-75 ans sont des buveurs sans risque occasionnel, 12 % des buveurs sans risque régulier, 28 % des buveurs à risque ponctuel et 9 % à risque chronique.
La consommation à risque ponctuel diminue avec l’âge, tandis que la consommation à risque chronique, importante chez les jeunes (14 % parmi les 18-25 ans), diminue jusqu’à 45 ans (7% parmi les 35-44 ans), puis augmente au-delà (9 % chez les 65-75 ans).
Coût social de l'alcoolisme
Le coût de l'alcoolisme est très important, tant par ses conséquences médicales, que par l'absentéisme qui en découle ou par la criminalité en rapport. Il a été estimé à près de 39 milliards de dollars par an en Grande- Bretagne et 20 milliards d'euro en France.
Ces calculs de coûts comprennent à la fois les coûts directs liés à la consommation de bien médicaux mais aussi les coûts indirects liés à la perte de productivité en raison d'arrêt de travail, arrêt maladie etc.